Les publications récentes de la Drees – Ministères chargés de la Santé et des Solidarités- et le rapport IGAS-IGEDD de mai 2026 invitent à changer de perspective (source 👉🏻 https://lnkd.in/dAHEM6AX )
➡️ Depuis plusieurs années, le débat oppose le domicile à l’Ehpad.
❌ À mon sens, ce n’est plus la bonne question.
📈 Les projections de la DREES estiment que près de 2,8 millions de personnes pourraient être en perte d’autonomie en 2050, soit environ 700 000 de plus qu’en 2021.
➡️ Face à cette évolution, l’enjeu n’est plus seulement d’organiser les services d’aide, de soins ou de coordination. Il est de créer des environnements de vie qui permettent de préserver l’autonomie le plus longtemps possible.
➡️ Le logement en fait partie, mais il n’est pas le seul levier. Les mobilités, l’accès aux commerces et aux services, les espaces publics, la vie sociale ou encore la proximité des professionnels conditionnent tout autant les parcours de vie.
💶 Car un environnement mal adapté a un coût financier et un coût collectif : davantage d’interventions à domicile, des professionnels qui passent plus de temps sur la route, davantage d’hospitalisations évitables et des parcours plus fragiles.
➡️ L’efficience des politiques de l’autonomie se joue donc aussi dans les politiques de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement territorial.
➡️ C’est précisément l’apport du rapport IGAS-IGEDD : dépasser l’opposition « domicile versus Ehpad » pour penser la diversité des lieux de vie comme un levier de politique publique.
🎯 Pour les cabinets de conseil, cette évolution change la nature des missions.
Il ne s’agit plus seulement d’améliorer des dispositifs médico-sociaux, mais d’articuler démographie, habitat, mobilités, financement et gouvernance territoriale.
L’autonomie ne se construit pas uniquement avec des services. Elle se construit d’abord dans un environnement de vie.