#EDITO

Catherine Marcadier-Saflix,Présidente-Fondatrice d’En Mode Création(s)

#EDITO

Catherine Marcadier-Saflix,Présidente-Fondatrice d’En Mode Création(s)

Pourquoi j’ai décidé de créer l'Agence En Mode Création(s) ?

Après 20 ans d’expertise en France et à l’International, aussi bien dans le secteur privé, au service de grands groupes ou d’associations nationales, que dans le secteur public, en cabinet ministériel et en Ambassade, j’ai choisi de créer ma propre Agence « En Mode Création(s) », de parler en mon nom et de faire le lien entre les différentes expertises, expériences professionnelles et personnelles, qui ont fait la diversité et la richesse de mon parcours.

Faire le lien entre Senior et Mode

C’est un enjeu sociétal et économique à anticiper, vu la transition démographique en cours. C’est un concept innovant, à développer avec les seniors et les professionnels de ces deux secteurs. C’est un défi personnel !

Mes convictions

Développer et promouvoir le concept du Beau-Vieillir est lié à un double constat … celui lié à la difficulté du secteur de la silver économie à sortir de l’équation vieillissement = dépendance en s’adressant aux seniors essentiellement sous un angle médical et celui lié à la difficulté du secteur de la mode à trouver cette clientèle désirable passant ainsi à côté d’une opportunité de nouveau marché à conquérir.

Sortir de l'équation vieillissement = dépendance

Sensibilisée depuis plusieurs années à la question du vieillissement de la population, j’ai développé, au sein de différentes structures, une expertise dédiée à son accompagnement, que ce soit en termes d’enjeux stratégiques, politiques, économiques ou sociétaux.

Malgré le développement de la silver économie en France depuis 2013, je vois se positionner et s’investir réellement au sein de cette filière des acteurs variés, mais principalement liés au secteur de la dépendance et aux problématiques de la santé et du grand âge.

Il est évident qu’il existe une problématique particulière et très sensible sur ce sujet, surtout si vous y êtes confronté de façon directe ou de par votre entourage, mais lorsque l’on sait que l’âge moyen d’entrée en dépendance est de 83 ans, je trouve dommageable d’associer systématiquement vieillissement et dépendance.

Il ne s’agit pas d’être dans le déni des fragilités et des conséquences possibles liées à l’avancée en âge, je trouve néanmoins désespérant pour les seniors eux-mêmes qu’on ne leur présente la vieillesse qu’avec la perspective d’une déchéance et d’une image dégradée, pour eux et leurs aînés.

Si l’on considère qu’être senior commence (selon les critères institutionnels utilisés) à 45-50 ans, n’avons-nous rien d’autre à proposer aux générations de plus de 50 ans, à celles de plus de 65 ans et à celles de plus de 75 ans ?

Passer de l'anti-âge au pro-âge

Mon deuxième étonnement vient de mon analyse des enjeux du secteur de la mode.

Dans cette filière, la question du vieillissement est presque tabou, l’anti-âge est d’ailleurs présenté comme un combat permanent. Sans compter qu’il ne se passe pas une conférence ou une étude, sans que ne soit exclusivement évoquée la génération des millenials (soit les moins de 30 ans).

Que ceux-ci aient une influence sur ce secteur en termes de valeurs éthiques et éco-responsables et également en termes d’innovation technologique à développer, c’est une évidence !

Mais cela doit-il empêcher les marques de s’intéresser également aux acheteurs potentiels que sont les seniors ? Pensez-vous réellement que les seniors nés à partir des années 60 vont continuer à accepter d’être invisibles ? Pensez-vous que seuls les millenials se préoccupent de leur bien-être et de leur image, et soient en capacité d’aller sur les réseaux sociaux ou d’acheter sur internet ? De nombreuses études prouvent le contraire…

N’étant pas favorable à opposer les générations entre elles et encore moins à développer des marques dites pour les « vieux », ma démarche est donc de sensibiliser le secteur de la mode à développer un état d’esprit plus ouvert, une offre de produits et de services qui s’adresse à toutes les générations soit, à l’ensemble de leurs clients de manière claire et adaptée sans exclusion (même inconsciente) liée à l’âge.

Il me semble en effet que cet enjeu avant d’être économique est surtout social et sociétal. Que le secteur de la mode puisse se positionner sur la lutte contre l’âgisme serait un signal fort destiné aux générations actuelles et futures et contribuerait à une démarche de bien-être et de lien social, tout en développant auprès de ses clients potentiels, la valeur essentielle de l’authenticité.

Comme le disait Coco Chanel : « Personne n’est jeune après quarante ans mais on peut être irrésistible à tout âge »

Avec ma nouvelle Agence « En Mode Création(s) », je suis prête à y travailler avec vous… tous âges confondus !

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